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Métamorphoses et similitudes
Romans que j'ai écrits ( un peitit résumé avant cette nouvelle ébauche )

Écrire pour moi, c'est exister. Le verbe, l'écrit sont connaissance, mais plus que cela, ils expriment la vie, la presque immortalité des pensées. Presque car pour devenir immortel, il faut être célèbre ! Je ne veux pas faire gagner de l'argent sur mes livres, j'aimerais seulement être lue et appréciée.

Deux de mes romans ont été publiés : tome 1 et tome 2

Tous mes romans concernent, soit mes ascendants, soit des faits précis dans mon environnement historique ou culturel,  soit enfin ils sont le résultat du brassage de ma personnalité, de ma documentation, de mes réflexions. A part ceux sur ma vie et mon passé, ils ne sont pas autobiographiques, cependant, j'en invente la trame, les dialogues, les caractères...J'en possède bien sûr le double manuscrit et les documents d'origine.

J'ai écrit mon premier roman au moment de ma longue maladie. Cela m'a aidé à occuper mon esprit et c'est le plus élaboré.

 -  l'écriture de plus aide à se construire ou se reconstruire, permet de se défouler aussi. Cela a toujours été ma solution...

Avec le temps, j'ai réalisé que ce n'était pas facile de s'exprimer devant des personnes pour se  vanter et vanter son propre livre. Cela ne correspond ni à mon tempérament, ni à une certaine honnêteté. Je publie donc sans publicité laissant le lecteur libre d'apprécier ou non, de découvrir ou non !
Vous trouverez ici de simples brouillons en perpétuelle évolution. Tout d'abord, la raideur et la sècheresse des premières lignes, des premières idées que j'expose lorsqu'elles me viennent au cours d'une lecture, d'un événement. Je les retravaille sans cesse, mais lorsque j'ai un moment, une nouvelle idée. Ces premières idées prennent vie, s'imprègnent d'une atmosphère..

Métamorphoses et similitudes

Installés confortablement dans un compartiment de seconde classe, Christophe, Khaovida et Sébastien , tour à tour, parcouraient le journal, regardaient l'horizon ou sommeillaient, bercés par le rythme monotone du convoi.
Bientôt ils s'absorbèrent dans la contemplation des immeubles grisâtres qui succédèrent aux paysages verdoyants. L'immensité de la ville de Paris et de sa banlieue qui défilait, Babel rampante, pétrie de sueur et d'humanité, dont les racines s'agrippaient au sol des versants campagnards, les écrasa. Enfin, la locomotive fit entendre son appel plaintif et lugubre. Des lumières brillèrent, trouant la grisaille environnante, la motrice, son régime au plus bas, rentrait en gare et dans une dernière et légère secousse, elle s'immobilisa.

Des personnes pressées et chargées circulèrent dans le couloir, cognant les cloisons de leurs valises. Les jeunes gens étourdis suivirent l'évolution de la foule vers la sortie. Sur le quai, un attroupement confus de parents, d'amis, s'entassait, s'agglutinait  près des rails. Christophe, Khaovida et Sébastien réussirent tant bien que mal à se dégager dans ce va-et-vient de ceux qui partaient, de ceux qui revenaient et de ceux qui découvraient. Draînés un peu dans tous sens mais suivant le principal courant, ballottés, un peu égarés au milieu des interjections et des embrassades dont aucune ne leur était destinée, ils se sentirent seuls et maladroits.
La vaste et noble cité, avec son architecture verticale, insolente, se dressait tentaculaire pour un villageois comme Christophe. Rugissante de promeneurs et de véhicules, elle étouffait  sous son vacarme perpétuel, les passions individuelles, les haines, les désarrois. Même les odeurs, les sons, la brise apportaient à chacun quelque chose de nouveau.
Ils s'éloignèrent et se fondirent dans la bouculade désordonnée d'un boulevard inattendu et fascinant, s'enfoncèrent de plus en plus dans d'autres quartiers. Plus ils pénétraient dans Paris, plus la magesté de l'agglomération les saisissait. Les rues devenaient plus imposantes, la population plus indifférente...La vie soudain sépara les trois voyageurs.
Lycéen puis étudiant compétent, travailleur et animé des meilleures intentions, Christophe, après avoir terminé son Dut et son stage en province, gagnait l'Université Paris-Dauphine pour s'y inscrire après avoir réussi un concours d'admission et pour y pousuivre des études supérieures d'informatique et de gestion. En fait de grande bourgade et malgré de nombreux voyages avec ses parents, il ne connaissait qu'occasionnellement Marseille et plus régulièrement Brive la Gaillarde où il avait été au lycée et Limoges où se trouvait son IUT.
Comme il était loin du brouhaha du marché aux poissons de Marseille ou des foires de Brive sous fond de parfum de truffes et de pâtés! .
Il serrait son sac d'étudiant à deux mains en le mettant devant lui comme un bouclier, la tête encore bourdonnante du roulement incessant du train, les pupilles irritées par le scintillement des vitrines. Il s'apprêtait à réserver une chambre d'hôtel, et, peu habitué à l'ambiance parisienne, pensif, attentif aux enseignes, il longeait, suivi de son camarade, les façades, dans l'obscurité environnante, peuplée de vagues silhouettes attardées. Il s'éloignait des quartiers trop chics, à cause des prix, quand soudain, il fut soudain familièrement abordés par une voix féminine, suave et impérieuse. Surpris, Christophe eut un réflexe des plus naïfs :
- Vous me reconnaissez ? s'étonne-t-il.
Mais il comprit bien vite le clin d'oeil, le sens du regard précis et chaleureux. Il continua leur chemin dans ce domaine de l'ombre et des tentations. Eux qui ne connaissaient que le réseau des obligations tissé autour d'eux par la famille, la morale et les convenances.
Il logea dans une modeste hôtellerie à Monmartre et comme il s'enveloppait craintivement dans ses draps, les cloches sonnèrent minuit. A cette heure, dans cet entrain parisien même la nuit, entouré d'inconnus, il appela désespérément, dans sa tête, à son secours, le chaud souvenir de la demeure paternelle. Puis poussé par cette imprécise émotion, il se leva, ouvrit la fenêtre et la beauté des illuminations, le rassura et lui communiqua tout de même un instant de bonheur où son lointain foyer se fit plus proche.

Pour Khaovida, le Japonais, les rêves devenaient réalité. Il vouait en effet à la France, depuis sa tendre enfance, un culte infaillible. Ayant appris la langue et la civilisation française au Japon, il venait admirer notre pays au moment où il s'embrasait. Dès le premier soir du voyage, il suivait les méandres de la Seine, qui offraient les plus féériques vues sur le centre historique de la capitale et, avide de découverte, il rendit visite à la vieille Dame du Champ de Mars chantée par Apollinaire et qui n'avait jamais été aussi belle, dans sa récente robe de lumière.
Les Champs Elysées déroulaient une moquette de couleurs vivantes, un fleuve de lumières et de rythmes. depuis l'arc de triomphe montait le grondement impressionnant de la multitude déployés sur la célèbre avenue du monde pour immortaliser le symbole de la liberté, et, Khaovida s'énivrait du mouvement , de l'agitation. Rempli de dévotion, c'est à ce moment-là qu'il décida de conquérir Paris à l'abordage.

Quant à Sébastien, il se dirigea vers un secteur plus lointain. Chassé de chez lui pour avoir absorbé de la cocaïne, il s'imaginait prêt à renouveler son destin, à le remodeler purgé de ses entraves. Il éprouvait le faubourg si pareil à son esprit contrasté, si fraternel dans son désordre intime d'amour et de folie !
Il choisit une pension qui ne lui parut pas trop chère mais qu'il jugea vite inaccessible pour lui. Il déposa ses bagages dans le hall et sortit sans plus de précisions. Ignorant les subtilités des centres urbains, il essaya de coucher sur un banc public dans un parc. Mais au matin, il fut interpellé par l'agent de police qui faisait sa ronde:
- Quelle est votre adresse ?
Etonné Sébastien désigna l'auberge où il s'était présenté la veille et où il avait laissé ses maigres bagages. Il dut confier ses difficultés et la nécessité pour lui de réduire ses dépenses. Grande fut sa colère quand il lui fallut payer pour avoir déposé son sac qu'un employé avait monté dans une chambre pourtant inoccupée.
Il chercha alors un de ces trous sans air, une de ces courettes où tombe la poussière des tapis et qui retiennent les vapeurs des gaz d'échappement sur une maigre verdure défraîchie. Un tohu bohu infernal s'élevait des ruelles où les passants se bousculaient. Malgré l'animation, rien ne séduisait dans cette zone fatiguées d'histoires humaines. Les cours d'où ne se dégageait qu'une impression de malheur et de détresse, regorgeaient d'adolescents oisifs, d'enfants pâles, morveux, parqués. Assurément, les rayons du soleil ne pénétraient jamais dans ces cellules pompeusement appelées alcoves, véritables oubliettes qui ne communiquaient avec le monde extérieur que par une minuscule ouverture.
Dans ces endroits inquiétants, les solitudes sont désespérées, l'angoisse est une compagne constante. L'homme circule avec peu d'argent de crainte de se faire voler, mais avec de quoi satisfaire le drogué sans importante réserve de monnaie mais en quête de sa dose. Des bandes indisciplinées se faufilent dans la cuhue, chapardent... L'alcool, la drogue, la prostitution désorganisent les restes de dignité.

Au moinsà la maison, il y avait les parents, de quoi manger... Réalisait tristement chacun des trois jeunes gens. Tous trois avaient déambulé le même soir sur les trottoirs de Paris, devant les affiches publicitaires, les cafés d'où jaillissaient des chants, des huées grossières, des cris. La joie comme la tristesse se noyaient dans l'eau de vie. Tous trois ce soir-là se jugeaient insignifiants dans cette atmosphère sordide. Chacun prit une voie différente...

Quelques années plus tard, installés dans un compartiment d'un train de banlieu, un jeune cadre tenait son attaché case à deux mains devant lui comme un bouclier. En face un japonnais des plus cossus le scrutait curieusement, tandis qu'un troisième individu à l'allure de petit loubard dur, avec son anneau dans l'oreille semblait guetter d'une grimace effarée la porte par laquelle montait habituellement le contrôleur. Christophe compréhensif lui tendit un ticket. Il croyait reconnaître son vis-à-vis...


Date de création : 04/01/2008 . 08:43
Dernière modification : 16/03/2014 . 09:36
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Réactions à cet article

Réaction n°2 

par Ladychatterley le 12/07/2011 . 09:18
Quel programme donc !
Alors il vous faut nous le développer,
moi je suis intéressée par vos écrits;
A bientôt de vous lire


Il fallait cliquer sur les liens....Mireille

Réaction n°1 

par Jose le 14/04/2009 . 08:57
Ok for that Mireille, i'll be happy to meet you again on this board and I wish to you some good time; please, tell me more about your book, I would like to know what kind of story you have written, I am sure it will be a full hit. Lot of kisses to my dear friend.

Phrase du mois

Comment expliquer aux gens que des Gandhi, des Luther King ou des Nelson Mandela, mains nues, sans armes, firent bien plus pour leur cause que les casses, les bombes et les meurtres ?

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